Isolation : Garantie d’économie et de confort

Le premier point à traiter, si vous souhaitez réduire beaucoup vos factures de chauffage, c’est l’isolation. Tout le monde le sait, mais il n’est pas forcément facile de savoir par quel bout prendre le problème. Dans une maison, les déperdition de chaleur se feront principalement par le toit, par les baies (portes et fenêtres), et par le sol (oui, on l’oublie souvent, le coquin). La chaleur s’échappera aussi à travers les murs, ou à cause de la ventilation si elle n’est pas bien conçue, et à travers les ponts thermiques, petits défauts d’isolation qui rendront toute épaisseur de laine de verre inefficace.

Et parlons-en, de la laine de verre, celle que l’on a posée en masse quoique qu’en petite épaisseur sous les toits pendant une longue période en France. Vous en avez 10 centimètres partout sous les tuiles ou les ardoise ? Alors votre maison est une passoire.

Une très bonne isolation peut faire économiser 50, 60, 70% des besoins de chauffage. Elle sera par exemple l’un des éléments clés pour la construction d’une maison BBC ou même passive.

De l’insufflation des combles à la pose de triples vitrages, de nombreuses techniques sont disponibles pour parvenir à un bon résultat. Vous devrez choisir celles qui conviennent le mieux à votre maison.

Une isolation efficace du toit

Le toit peut être cause d’une importante déperdition de chaleur. Les matériaux utilisés, tuiles ou ardoises, n’ont pas un bon pouvoir isolant, et laissent circuler l’air (plus encore dans le cas des tuiles).

L’isolation du toit et des combles va devoir être traitées très sérieusement, si vous désirez faire des économies sur vos factures de chauffage. La méthode la plus classique pour isoler le toit est de poser un isolant épais, qui se présente à l’achat en rouleau, pressé sous la charpente.

C’est de cette manière que l’on utilisait la laine de verre. L’efficacité sera bonne, à condition que la couche d’isolant soit suffisamment importante compte tenu des propriétés de la matière utilisée, et que les raccords entre les panneaux posés soient parfaits. Il ne faut pas que l’air puisse passer de l’extérieur à l’intérieur.

Quant à l’isolant à utiliser, on a l’embarras du choix. Des matériaux écologiques très intéressants sont aujourd’hui fabriqués à partir de coton, de chanvre, de plumes. Leur pouvoir d’isolation peut être excellent, et ils sont nettement préférables à la traditionnelle laine de verre, ne serait-ce que parce qu’ils libèrent moins de poussières irritantes. Préférez une bonne épaisseur, cela ne vous coûtera pas beaucoup plus cher et augmentera les économies réalisées.

Cette méthode d’isolation du toit a un avantage important, c’est qu’elle permet d’aménager et d’utiliser les combles sous le toit. Par contre, il est parfois difficile de repérer et d’éviter toutes les fuites d’air, et il y a possibilité de pont thermique.

Si vous ne prévoyez pas d’utiliser vos combles, vous pourrez réfléchir à une isolation par insufflation de textiles recyclés. Dans ce cas, des fibres de tissu broyées et traitées sont projetées directement sous la toiture, sur une épaisseur que vous choisissez. Ceci garanti qu’il n’y aura aucun pont thermique, et pour peu que l’épaisseur soit suffisante, l’isolation sera parfaite.

Considérant que cette technique a également des aspects écologiques, puisque la matière est issue de recyclage, et sociaux, la matière première étant récupérée au départ par des associations de réinsertion, nous la recommandons chaudement.

Isoler les fenêtres

Tout le monde sait comment isoler une fenêtre ou une porte-fenêtre : il faut du double vitrage.

Certes, et il n’est pas difficile d’en trouver, du double-vitrage, un(e) charmant(e) (enfin, pas toujours) jeune homme (femme) m’appelle trois fois par semaine, vraisemblablement d’un pays lointain où il fait chaud toute l’année, pour me dire que sa société est en train de refaire toute les fenêtres du quartier à des prix défiant toute concurrence (mais peut-être pas dans le bon sens).

Bien évidemment, ne passez surtout pas par l’une de ces sociétés, ce sont des margoulins.

De plus en plus, d’abord, le triple vitrage s’est imposer. Les volumes vendus augmentent très vite, puisque certains constructeurs de maisons les intègrent de base dans leurs prestations, et les prix baissent. Et bien sûr, le triple-vitrage est nettement plus efficace que le double, tant du point de vue de l’isolation phonique, que de celui de l’isolation thermique. Ensuite, il faut s’intéresser au type de double ou triple-vitrage. les épaisseurs des différentes couches de verre, et des couches d’air qui les séparent sont variables, et on désignera le type de double ou triple vitrage par la succession de ces épaisseurs en millimètres. 4/16/4 est ainsi un double vitrage standard (et honnêtement, pas terrible).

Plusieurs points sont à noter : l’air est plus isolant que le verre, et du point de vue de l’isolation phonique, il est préférable que les deux couches de verre ne fasse pas la même épaisseur, pour ne pas entrer en résonance. On peut également remplacer une ou deux couches d’air par un gaz inerte, qui augmentera encore le pouvoir isolant, mais cela coûte plus cher. Il est possible, enfin, de trouver des systèmes de survitrage, les secondes et éventuellement troisième vitres sont posées sur une fenêtre simple vitrage existante. Ceci ne vous coûtera pas moins cher, mais permet de conserver une fenêtre ancienne qui a du cachet.

Pour en finir avec la fenêtre double ou triple vitrage, il faut être très attentif à la qualité générale de fabrication, et de pose de la fenêtre. La bonne isolation dépend également des joints et raccords de menuiserie, et une fenêtre bon marché affichant de formidable spécifications de vitrage peut tout de même être une passoire.

Créer un sas pour isoler les portes

Généralement, ne serait-ce que par préoccupation de sécurité, une porte d’entrée ne présente pas de défaut d’isolation majeur.Elle doit être épaisse, ne laisser aucun jour lorsqu’elle est fermée, et le dessous de porte doit être calfeutré.

Malgré tout, une porte d’entrée est régulièrement ouverte, et la chaleur perdue à ce moment est assez importante. Il est parfois facile de remèdier à cela en créant un sas d’entrée, c’est-à-dire en ajoutant une seconde porte juste derrière la première. Si votre hall d’entrée est long et étroit, ce sera simple.

De cette manière, à chaque fois que la porte d’entrée sera ouverte, seule la chaleur du volume d’air compris entre les deux portes sera perdu. Les sas sont de ce fait très utilisés pour la construction de bâtiments passifs.

Ventilation et isolation

l est nécessaire de ventiler l’intérieur d’une maison, pour renouveler l’air, et évacuer les polluants intérieurs. Ceci suppose que l’on va faire faire rentrer de l’air extérieur, et sortir l’air intérieur que l’on a chauffé.

Avant de parler des solutions existantes, il faut tout de même dédramatiser, car dans la plupart des cas la ventilation n’est pas une source énorme de déperdition de chaleur dans une maison, si on la compare au toit ou aux fenêtres.

Mais si on veut atteindre la perfection, on peut installer, soit un système de ventilation à surpression, qui préchauffera l’air extérieur avant de l’injecter à l’intérieur, soit une VMC double flux. Ce dernier dispositif transmet la chaleur de l’air intérieur que l’on va rejeter, à l’air extérieur que l’on injecte. C’est très efficace énergétiquement, mais les VMC double flux sont encore un peu chères à l’achat et en entretien.

Conseils pour réussir une isolation

On peut réfléchir seul à son isolation, mais l’aide d’un spécialiste pourra être précieuse, notamment pour effectuer les mesures de déperdition aux différents endroits de la maison. L’humidité dans certaines pièces, cave, garage, peut également avoir une influence négative sur les besoins de chauffage. Une correction adaptée de ce problème devra donc être mise en oeuvre.

En parlant de la cave et du garage, il faut bien penser aux possibilité d’isolation du sol, par lequel la chaleur peut s’échapper. L’idéal est que la maison ait été construite avec un vide sanitaire. C’est un excellent moyen d’isoler. Sinon, si vous avez un garage, ou un espace non chauffé en sous-sol, il reste la possibilité d’isoler son plafond, et toutes les voies de communication avec le rez-de-chaussée. Le sous-sol restera froid, mais vous ne gaspillerez plus de chauffage dans les parties habitables.